Sois belle et surtout ne te tais pas!

Fanny pour Favoris by Lydia Destarac

Depuis quelques mois maintenant, vous voyez ce joli minois (et ce corps de rêve je vous l’accorde) porter les pièces de mes sélections…mais Fanny ce n’est pas que ça…loin de là…

Baroudeuse, elle a vécu en Australie…mélomane, cette passionnée de culture et plus particulièrement de musique a carrément décidé d’en faire son métier…

Forcément nos shootings sont haut en couleurs et toujours dans cette préoccupation de vous faire comprendre l’univers FLD, j’ai eu envie de l’interviewer pour un article : « Sois belle et surtout ne te tais pas »…C’est parti :

- Fanny, parle nous un peu plus en détails de ces expériences et collaborations dans le milieu musical toulousain?

« Alors ça a démarré il y a plusieurs années maintenant, avec un groupe de vieux copains. On a créé une association, NRS Prod, spécialisée dans le hip-hop. Pendant quelques années ce fut un vrai régal. On a fait venir des pointures du rap US comme Army of the Pharaos, La Coka Nostra ou encore Raekwon du Wu Tang Clan.

Puis j’ai travaillé plusieurs années pour le festival Electro Alternativ avec l’équipe de Reg@rts.

Je me suis également occupé du guitariste Bernardo Sandoval pendant quelques mois (communication, production, booking). De l’electro au flamenco il n’y a qu’un pas. J’aime la diversité!

A la fin de mes études, j’ai eu la chance de rencontrer Cecile Nougaro, fille et « chanson » de Claude Nougaro. Elle portait et porte toujours le projet d’une maison Nougaro sur une péniche à Toulouse, un musée vivant, une scène flottante et un café fluvial dédié à l’œuvre de son père et tourné vers les processus de création. J’ai travaillé plusieurs années à ses côtés et aux côtés d’une équipe formidable à l’élaboration et à la construction de ce projet. Un plongeon dans l’histoire d’un génie de la chanson française, à la fois poète et jazzman. Le projet verra le jour bientôt!

Aujourd’hui c’est au sein du magazine Ramdam que je m’épanouis professionnellement. Revue gratuite et régionale, Ramdam couvre l’actualité et la richesse culturelle de Midi-Pyrénées, de la musique classique et actuelle, jusqu’au théâtre. »

- Quels sont les incontournables de ta playlist?

 « Des incontournables, il y en a beaucoup. Je suis une fidèle en musique, j’ai du mal à zapper.

Pour faire simple ma playlist est composée d’une base solide de folk avec des groupes comme Jonquil, Bon Iver ou Radical Face.

Puis une bonne dose constante d’électro. Par ici, mes incontournables sont définitivement des choses bizarroïdes et grinçantes comme the Knife ou Aphex Twin.

Pour finir, une petite couche de hip hop old school qui claque fort avec des groupes comme Cypress Hill, Non Phixion ou Old Dirty Bastard. »

- Et tes coups de cœurs musicaux du moment?

« Mes coups de cœur musicaux actuels sont portés par cette vague pop ambiante qui nous vient pour la plupart de chez nos voisins européens. En ce moment, je tourne en boucle sur l’autrichien SOHN (« The Wheel ») et le duo britannique ELEPHANT (« Skyscraper »). Des petites merveilles ! »

- Si on parle maintenant de live, quel est celui qui t’a le plus marqué?

« Il y a un triangle sacré. Les live qui ont à tout jamais marqué ma vie sont Les Chemical Brothers au Festival International de Benicassim en 2004, Deftones à Melbourne en 2007 et Björk dans les arènes de Nîmes en 2012.

Des moments suspendus, inoubliables ! »

- Et pour les concerts à venir alors, qu’est ce que tu nous conseilles?

« Fin mai je mets le cap sur le festival « This is Not a Love Song » qui se déroulera dans et autour de Paloma, la scène de musiques actuelles de Nîmes. La jeunesse de ce festival créé en 2013 n’enlève rien à la qualité de sa programmation qui tourne autour des musiques indépendantes rock, pop, electro et hip-hop. On va donc en prendre pleins les oreilles pendant trois jours. L’édition 2015 est prometteuse : Allah-Las, Ariel Pink, Caribou, Viet Cong… et je l’espère pleins de belles découvertes ! »

- Un morceau « Favoris » que tu as envie de nous faire  découvrir pour finir?

« J’aimerais beaucoup vous parler de Sylvan Esso. C’est un duo pop-electro de Caroline du Nord. On dit souvent que le plus dur c’est de faire simple et bien je trouve qu’ils y arrivent à merveille. Un parfait équilibre entre des compos electro et une voix cristalline. C’est frais, c’est élégant et c’est parfait pour entamer le printemps!

Je vous laisse découvrir « Dress », un morceau de circonstance pour jeter un œil sur les jolies robes que vous a sélectionné Lydia. Enjoy ! »

« 5 minutes avec » Scarecrow

Scarecrow ne mâche pas ses mots. Scarecrow construit sa réputation à la force du show. Un quatuor toulousain qui sillonne les routes de France et s’envole souvent pour délivrer son blues hip-hop implacable.

Voyage entre un blues années 20/30 et un hip-hop old school, mélange audacieux qui groove et sonne grave.

Attache ta ceinture, j’ai eu les 4 gars face à moi pour un « 5 minutes avec » avant leur gig au Métronum à Toulouse…

- Scarecrow, comment tout ça a démarré ?

Slim Paul (guitare chant)

« Tout ça a démarré il y a 5-6 ans. Il y a eu d’abord la rencontre entre Antibiotik et moi sur les quais de Garonne à la Daurade à Toulouse, un endroit où les jeunes gens sortent le soir avec leurs instruments, leur pack de bières. On s’est rencontré à ce moment-là. On a boeuffé, sympathisé, il y a eu un vrai coup de foudre musical. Antibiotik vient de l’univers hip-hop et moi du blues. Ensuite il y a eu la rencontre avec Jamo (basse) sur une scène ouverte à Toulouse. Jamo est à la base batteur issu de la même formation que Lorenzo (batterie) « Le Pap’s ». Toutes ces rencontres ont fait qu’on a eu envie de construire un projet commun autour de l’univers d’Antibiotik et du mien pour créer le blues hip-hop ».

- Pourquoi ce mélange blues et hip-hop?

Antibiotik (MC, scratchs)

« L’idée de fusion vient de notre rencontre. On s’est vite rendu compte que c’était vachement bien et que ça marchait. On a mis en exergue les points communs de ces deux cultures, les différences et petit à petit on a réalisé que ce sont deux cultures qui se ressemblent beaucoup, qui viennent du même terreau socioculturel avec comme base une contestation des oppressions.

Au niveau de la forme musicale, le blues c’est beaucoup de boucles qui reviennent sans cesse, le hip-hop ça vient du sample, de la loop, de l’échantillon qui revient dans les morceaux. Tous ces points communs nous ont fait dire qu’il y avait quelque chose à faire en faisant du nouveau avec de l’ancien ; et mettre un grand coup de dépoussiérant sur le blues et l’air de rien sur le hip-hop aussi. En France, le rap français s’est enfermé dans un style très electro avec vocodeur, peu de textes ou des textes assez bas de gamme. Nous, on veut que ça groove, plus proche du hip-hop old school des années 90 qui nous a fait rêvé et nous a ému quand on était plus jeunes. »

- Et vous dites quoi à ceux qui vous disent que le blues c’est ringard?

Slim Paul :

« Y a beaucoup de groupes en fait qui font du Chicago blues, le blues électrique qui est né dans les années 50 avec Chess Records, Muddy Waters, Howling Wolf. Y a beaucoup de groupes qui continuent à faire ça et donc dans l’inconscient des gens le blues c’est ça. Or le blues c’est pas que ça : y a le blues du Delta qui est  la base de ce blues de Chicago, Robert Johnson, Son House, Skip James, Blind Willie Jonhson, …je leur dirai d’écouter ces gens-là avant de dire que le blues c’est ringard. »

Jamo (basse) :

« Y en a aussi qui pensent que le blues c’est ringard parce qu’on a tous été dans des scènes ouvertes, dans des jams, et ça joue très souvent blues parce que la grille blues chaque musicien la connaît peu importe son niveau et malheureusement y a aussi de ça. Peu importe ton niveau à la guitare, basse ou batterie, tu sais à peu près ce que c’est qu’un morceau de blues.

Du coup, tout le monde en joue et pas forcément bien. C’est bien sûr pas dramatique, il faut tous les niveaux et on peut pas être bon du jour au lendemain mais du coup les gens ont aussi cette idée là dans le sens où c’est une musique qui a été joué de beaucoup de manières différentes et pas forcément des bonnes, parfois massacrée, violée même désolé pour l’expression. Y en a donc qui se sont dit :  » Le blues en fait c’est ça, c’est pas super bien, ça me plaît pas ». »

- Vous avez fait quelques dates aux Etats-Unis et quand vous vous êtes confrontés à ce public, comment ça s’est passé?

Antibiotik :

« On a beaucoup stressé, on s’est dit : « des petits frenchies qui débarquent et qui défoncent leur culture » et en fait on a été très très bien reçus. On a été agréablement surpris par l’enthousiasme et l’engouement qu’il y a eu autour de notre projet. Y a pas mal de ricains qui sont venus nous voir en nous disant « on n’en entend pas des mecs qui jouent du blues comme ça et des mecs qui rappent comme ça ». Ils ont été contents d’une part parce qu’on apportait un vent de fraîcheur dans ces deux musiques et d’autre part par le concept de notre blues hip-hop qui va même au-delà du blues et du hip-hop.

Je pense à Lorenzo qui vient du métal, du jazz, Jamo vient de l’affro, du côté black de la musique. On a des influences qui vont bien au-delà de ces deux styles de musique . Ce serait réducteur de dire qu’on écoute et qu’on fait que du blues et du hip-hop. On essaie d’aller plus loin, y a du groove, y a un petit côté années 70, y a plein de choses dans notre musique et je pense que ça les a agréablement surpris de voir des petits blancs-becs débarquer et faire ça avec les tripes, à l’ancienne.

Ils ont dû aussi capter qu’il y a énormément de feeling dans notre groupe, qu’on est là pour tout donner, sans calcul, pour rester naturel et vivre notre musique à fond, donner de l’émotion au gens. »

Jamo :

« Ils ont aimé la French Touch. Comme on l’a dit, les origines de notre musique viennent de là-bas, ils ont cette culture là dans le sang. On a été vraiment surpris par l’écoute, la qualité du retour, qu’ils tapent sur 2 et 4 de manière spontanée. Ce qui est revenu aussi c’est qu’on fait du blues hip-hop à notre sauce avec notre culture aussi et c’est ressorti : the french touch! »

- Vous avez vraiment conquis petit à petit votre public par le live, les concerts en sillonnant les routes et les airs contrairement à d’autres qui miseront plus sur une sortie d’album rapide et super produit pour que ça marche le plus vite possible. Pourquoi ce choix?

Antibiotik :

« On a commencé par la scène, au « Jour de Fête » à Toulouse, un petit bar crêperie où Paul était résident. Il nous a invités et c’est comme ça que le groupe s’est monté. Et puis tu sais, pour faire des albums, devenir une « star », faut être signé, marketé, mis sous-vide quelque part. On est pas dans cette démarche là.

On veut faire de la musique comme on en a toujours fait. On essaie d’abord d’avoir des étoiles dans les yeux pour essayer de faire passer le truc aux gens. C’est pour ça que pour le moment on n’a pas fait d’albums et qu’on n’a pas envie de signer dans un gros truc parce qu’on sait aussi qu’on n’aura pas les armes pour pouvoir imposer notre vision des choses. On veut faire ça à l’ancienne parce que c’est ce qui nous touche et s’il faut être underground ou indépendant pour faire ça on restera underground ou indépendant. »

Jamo :

« Et c’est là aussi qu’on prend notre pied. La scène c’est un travail à part entière, ça fait des années qu’on fait ça. On se fait encore défoncer par des groupes, qui arrivent à nous mettre des roustes dans la tête en live.

On a découvert cet été les « Delta Saints », un groupe de Nashville qui nous ont mis une marée. Ils sont jeunes, cools, font de la bonne musique et en plus sur scène ça transpire le plaisir. Ils sont pas signés dans un gros label, tournent à travers le monde, se prennent pas la tête. Nous, on vit pour ça, donner des claques aux gens en live et en prendre aussi quand on va sur des festivals.

Et je préfère être un groupe caractérisé de bon groupe de live plutôt que de bon groupe de studio. Si tu sais bien t’entourer être un bon groupe de studio ça peut être très facile par contre le riff tu peux pas tricher. Tu montes sur scène, si tu sais pas jouer t’aura beau mettre tous les déguisement que tu veux tu seras quand même une chèvre. »

- On a rapidement parlé de vos influences musicales. A part ça, qu’est ce qui vous porte au quotidien?

Antibiotik :

« Il y a plein de choses ; ce qu’on peut lire, ce qu’on peut voir au cinéma, ce qu’on peut créer. Y beaucoup de choses aussi qui viennent de notre entourage proche, notre famille, nos amis. La musique c’est un tout, ça se crée par rapport à tout l’univers dans lequel tu baignes. Peut-être que oui si j’avais été pété de thunes j’aurai fait l’ENA et j’aurai fini au Ministère du budget, ce serait exceptionnel…j’aurai une vie parfaite…blague à part, tout nous influence…ça peut même être le petit groupe du coin qu’on va croiser un soir qui va nous faire du bien.  C’est comme la cuisine tu y mets toute ta vie… »

- Et qu’est ce que vous nous préparez pour la suite?

Antibiotik :

« De bons petits plats bien de chez nous… »

Slim Paul :

« On travaille sur un maxi. On a sorti en mars dernier un maxi qui s’appelle « The Well » avec un concept un peu particulier, il est uniquement en format vinyle et sur internet. Y a peu de titres et on a mis quelques instrus, des a capellas pour  que nos amis DJs puissent s’amuser un peu. Et là, on sort un numéro 2 dans le même délire avant de rentrer en studio l’année prochaine pour préparer un bon Album avec un grand A. Je veux pas m’avancer sur une quelconque date de sortie mais c’est notre gros projet pour 2015 avec aussi une grosse tournée, plus grosse que celle de cette année. »

- Pour conclure, est-ce qu’il y a un sujet qui vous tient à cœur qu’on a pas abordé?

Jamo :

« Dire aux gens d’aller voir des concerts, surtout à Toulouse en ce moment. C’est un peu morne, on voit des salles de concerts qui s’éteignent, des festivals qui étaient prévus depuis longtemps qui sont annulés, ce genre de choses.

La culture n’est pas le fer de lance de la nouvelle municipalité en place, il faut le savoir. Du coup les artistes locaux ont encore plus besoin de votre soutien parce que sans ça vous allez finir par n’écouter que la soupe qui passe sur les radios mainstream et ça va être  de pire en pire.

Donc si vous vous bougez pas pour aller découvrir des groupes et les faire découvrir à des potes, donner 5 euros pour que trois groupes jouent et partager une bière avec eux, ça ne présage rien de vraiment très très bon.

Donc allez voir des concerts… »

Pour les suivre et en savoir plus :

Scarecrow website

Scarecrow Facebook

 

 

 

 

 

 

« 5 minutes avec »Willis Drummond

 

Willis-Drummond Favoris by Lydia Destarac

Du rock, du vrai, du bon…Willis Drummond m’a accordé un peu de temps avant leur show au Zenith de Toulouse en première partie de Détroit…Milesker Willis Drummond!!

- C’est quoi votre histoire Willis Drummond? Comment tout ça est arrivé?

(Jurgi Ekiza – vocals, guitar)

« Le projet existe depuis plus de 10 ans maintenant. A la base on était un trio, Xan Bidegain (bass, vocals) et un autre batteur à l’époque. En 2007, on a sorti notre premier album, là on était en formation deux guitares/basse mais le batteur avait changé, c’est Felix Buff, qui est notre batteur actuel et on avait à l’époque un clavier et Rafa Rodrigo était venu en guest pour l’enregistrement. Ensuite le clavier a quitté le groupe et on a décidé de passer sur un format deux guitares/basse/batterie.

On est donc les mêmes membres depuis 2007 jusqu’à Mai 2014 (on a entre temps sorti quatre albums) où est rentré dans le groupe Joseba B. Lenoir, un guitariste qui a joué dans différents groupes et qui est assez connu au pays basque via ses projets solo. On a d’abord collaboré avec lui autour d’un projet de reprise de Neil Young pour un concert hommage à Bilbao. On a ensuite décidé de faire une tournée de 10 jours dans des lieux qui nous ont accueillis depuis le début du groupe avec ce nouveau format à 5.

Ca nous a vachement plu du coup on lui a proposé de rester dans le groupe à temps complet.

Y a donc pas mal de morceaux à trois guitares, ce qui peut paraître un peu lourd ou prétentieux mais en fait ça nous permet d’avoir un résultat plus élaboré et puissant, notamment en live. »

 

(Rafa Rodrigo – guitar, vocals)

« Avant de faire le projet de reprise de Neil Young, Joseba B. Lenoir avait quand même participé à notre album de 2012 pour quelques morceaux. »

 

- Et vous venez d’où au Pays Basque?

(Jurgi Ekiza – vocals, guitar)

« Xan et moi sommes bayonnais d’origine, Rafa est d’Irun,  Felix a grandi au Pays basque et habite maintenant en Pays basque Sud (espagnol). Joseba est aussi du Pays basque sud. On a des membres d’un peu partout au pays basque . On vit au jour le jour la non existence des frontières. »

 

- Pourquoi avoir choisi ce nom, Willis Drummond?

(Jurgi Ekiza – vocals, guitar)

« C’est le nom d’un personnage ; on voulait pas un nom en anglais type « The… » et on voulait pas non plus un nom basque pour pas avoir une étiquette. On voulait avant tout que les gens écoutent notre musique et jugent après et se rendent compte en écoutant que oui on chante en basque mais finalement c’est pas ça le plus important dans notre musique. Pour pas avoir de préjugé dans un sens ou dans l’autre vis-à-vis du groupe. »

 

- Du coup sur votre site, vous traduisez vos textes en français et en anglais, super démarche je trouve. Quels sont les messages que vous avez envie de faire passer?

(Jurgi Ekiza – vocals, guitar)

« Y a des textes assez personnels ou intimes, y a des textes plus réflectifs et une dimension sociale aussi puisqu’on est dans un milieu militant et cet aspect a toujours été important pour le groupe ; du coup on mélange un peu ces différents aspects. Dans le même morceau, on peut très bien mélanger les thématiques sociales et personnelles en essayant de donner bien sûr un côté poétique ou esthétique. Y a toujours quand même comme idée de provoquer une réflexion… »

 

- Et pour composer vos morceaux comment ça se passe?

(Rafa Rodrigo – guitar, vocals)

Ca dépend des morceaux ; parfois quelqu’un arrive avec une idée, un riff ou deux qui s’enchaîne et il faut tout faire autour ; parfois c’est des idées à la fois de basse et de guitare et parfois carrément tout le morceau. C’est clair qu’il y a des morceaux qui n’ont rien à voir entre le début de la compo et la fin à force de travail, retouche, on vire des trucs, on en rajoute…et à la fin c’est très différent de ce que c’était au début.

 

On n’a pas vraiment de « recette ». On avait plutôt tendance jusqu’à très récemment à mettre le chant en dernier ce qui amène une vraie richesse musicalement. On essaie depuis peu de démarrer par le chant et travailler les instrus autour ensuite. Musicalement comme pour la vie du groupe d’ailleurs on fonctionne vraiment ensemble y compris pour la compo des morceaux.

 

- Et cette date à l’Olympia à Paris comment ça s’est passé ?

(Rafa Rodrigo – guitar, vocals)

« Très bien, le public a très bien réagi, y a eu un moment décisif sur le troisième morceau, la lumière s’est allumée sur le public, jusque-là on ne le voyait pas, et là on voyait plein de sourires, de bras levés…A l’Olympia, c’était notre troisième date avec Détroit, on avait joué pour le première fois avec eux à Vienne au Théâtre Antique, je m’attendais à voir un public pas très captivé, juste en attente de voir Détroit et au final pas du tout. La connexion s’est faite assez facilement. Le public qui vient voir Détroit est ouvert et va rechercher une vraie énergie et échange ce qu’on essaie vraiment de transmettre dans tous nos concerts. »

 

- Ca doit vous amener pas mal de notoriété du coup?

(Rafa Rodrigo – guitar, vocals)

« C’est clair qu’avant de faire ce genre de date et jouer devant tous ces gens, il aurait fallu faire une quinzaine de tournées en France dans pas mal de petites salles. Là, tout d’un coup, tu joues devant beaucoup de monde, les retours sont positifs, on verra si dans l’avenir grâce à ces concerts on va avoir plus de possibilités de jouer en France. »

 

(Jurgi Ekiza – vocals, guitar)

« C’est clair que là on a joué à l’Olympia alors que notre dernière date à Paris en décembre dernier était à la Miroiterie, un squat historique qui a fermé depuis. Donc de passer de ça à l’Olympia c’est une énorme chance pour nous. On est super contents, on est du pays basque et on joue énormément chez nous dans de belles salles, des festivals et c’est vrai que c’est une énorme opportunité de pouvoir jouer en France en plus en première partie de Détroit qui est un groupe qu’on admire, avec en live une vrai esthétique en plus, devant un public qui est super ouvert. C’est une super expérience et si ça peut nous amener plus d’opportunités c’est que du bonus. »

 

- Et vos influences?

(Rafa Rodrigo – guitar, vocals)

« Personnellement, y a des groupes ou des morceaux que j’aimais quand j’étais ado, en même temps j’ai découvert les concerts, l’apprentissage de mon instrument. C’est clair que ça, ça reste et quand tu le réécoutes maintenant tu te dis que c’est sûr si tu l’avais découvert plus tard tu l’aurais appréhendé différemment ; y a des trucs que tu pardonnes ou que t’aurais jamais accepté mais les morceaux étaient là, c’est ce que t’as aimé. Y a des influences qui te marque c’est sur et en tant que guitariste et qui ont fait partie de ton apprentissage. »

 

(Jurgi Ekiza – vocals, guitar)

« Y a plusieurs époques qui nous ont marqué, ça dépend des membres du groupe, y a des valeurs communes et des groupes qu’on adore comme Fugazi, The Drones…

Plus que des groupes, c’est plutôt des scènes, comme celle de Seattle avec Pearl Jam, Nirvana que j’écoute encore à fond.

Y a des trucs plus rock n roll, Rafa écoute vachement Rory Gallagher, dans le pays basque on avait la scène de rock radical basque et après ce qui nous a influencé récemment c’est tout le rock australien avec des vieux groupes qui continuent à jouer comme The New Christs, les Radio Birdman, The Drones on est vachement tourné vers ça et Joseba le nouveau guitariste a vraiment une culture plus rock blues. »

 

- Et comment vous voyez la suite?

(Rafa Rodrigo – guitar, vocals)

« En fait le dernier album date de 2012, ensuite on a beaucoup tourné et cet été on a commencé à travailler des nouveaux morceaux pour un prochain album. On s’est quand même rendu compte qu’on avait besoin de repos donc on va faire une pause de décembre à février et ensuite on va reprendre… »

 

Pour en savoir plus et les suivre :

Willis Drummond Website

Willis Drummond Facebook

 

Willis Drummond a dédié son show a Toulouse à Rémi, à mon petit niveau je lui dédie cette interview…

« 5 minutes avec » TALISCO

Talisco - -®Mathieu Zazzo

Songwriter, interprète, multi-instrumentiste…Talisco a sorti son premier album « Run » en mai dernier et a immédiatement connu un succès fulgurant…des dates un peu partout en France, Italie, Allemagne et à venir entre autres aux Pays-bas, en Suisse…presque 15000 fans sur Facebook…et j’en passe…j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce phénomène…

Avant son show à Toulouse, Talisco a fait preuve d’une grande disponibilité et s’est prêté à l’exercice du « 5 minutes avec » en toute décontraction.

Je vous livre l’interview brute, sans modification ni romance :

Tu es sur les routes depuis plusieurs mois et ça va pas s’arrêter…comment ça va Talisco?

« J’espère que ça va pas s’arrêter oui et que ça va durer le plus longtemps possible.
Ca va, ça se passe bien, c’est beaucoup d’énergie à chaque fois parce qu’il y a un mélange de stress mais c’est du bon stress, c’est l’envie de vouloir donner le maximum à chaque fois c’est parfois fatiguant mais c’est super, ça reste une super expérience. »

Ton retour sur tes différents publics puisqu’il y a eu pas mal de villes en France et différents pays aussi, Italie, Allemagne?

 

« C’est sensiblement le même après ça dépend des salles, des moments, si on est fatigués ou pas mais de manière générale ça se passe très bien.
On est toujours très bien accueilli, les gens ont toujours envie et puis tu sais quand tu fais un concert les gens ont envie de faire la fête aussi donc nous on est aussi là pour s’éclater avec eux.

Si on revient sur l’aventure Talisco, tu as fait de la musique par le passé puis une pause et décider de reprendre, pourquoi ce choix?

 

« C’est une passion, j’ai pas vraiment arrêté mais mis ça te côté comme si tu mettais un peu tes rêves de côté parce que c’est un peu utopique de se dire : plus tard la musique ce sera mon métier. C’est pas simple de se dire ça mais c’est une réalité c’est pas évident de gagner sa vie avec ça. Donc j’ai mis ça de côté en continuant à en faire en dilettante pendant une dizaine d’années et puis ça m’est revenu en pleine tronche parce que c’est dans mes tripes donc c’est revenu très naturellement ; y a pas eu un déclic en particulier et c’est juste le temps qui fait qu’à un moment donné tu te dis : ça va quoi…je vais quand même essayer! »

Tu as eu un métier disons plus « standard » avant non?

 

« Oui, j’ai bossé pour de grosses agences de communication, j’ai fait de l’évènementiel et du marketing pendant une dizaine d’années après c’était plus pour bouffer même si j’ai apprécié ce que j’y ai fait ; c’est clair que ce que je préfère faire et de loin c’est de la musique. »

D’ailleurs comment tu la qualifies ta musique?

 

« J’arrive pas à la qualifier, comme pour beaucoup d’artistes c’est très difficile de mettre des mots sur ce que tu fais…je dirai que c’est un mélange de folk, pop, rock, electro, c’est un mélange de tout. »

Où trouves-tu tes influences?

 

« Je les ai puisées sur plusieurs années d’écoute en tout genre en faisant parfois un grand écart ; ça va du hip-hop, à la folk en passant par l’électro, j’écoute vraiment de tout à partir du moment ou ça me parle ou ça me branche, je suis pas bloqué sur un style en particulier. »

Tu as des artistes ou des coups de coeur qui t’ont toujours suivi?

 

« Y a des albums qui m’ont marqué après des artistes qui m’ont suivi non parce que je fonctionne vraiment par vague mais y a des artistes qui m’ont marqué quand j’étais gamin comme Beastie Boys, Beck ou Pavement et plein d’autres mais y en a tellement…
Y a quand même des albums qui m’ont marqué comme « Ill Communication » ou « Check your head des Beastie Boys, ce sont de gros albums pour moi…par exemple. »

Et si on parle d’aujourd’hui, dans ta tournée ou tes rencontres?

 

« Je suis un gros consommateur de musique, un peu comme beaucoup de monde, vu qu’on achète peu de disques, qu’on écoute tout en streaming, j’écoute vraiment de tout et mes coups de coeur, c’est presque au jour le jour. »

J’ai un gros de coeur pour ma part pour ton titre « Sorrow » que je trouve hallucinant, quel a été le processus de création de ce morceau?

 

« En fait le processus de création est un peu le même pour tous les morceaux. J’ai une mélodie, plutôt une musique en tête. J’ai donc déjà l’ensemble en tête ; ensuite faut imaginer que je bosse seul avec mon ordi, mon clavier à côté, ma guitare, une basse, des éléments de percu, et j’enregistre tous azimuts. J’ai une idée générale, une idée globale de ce que je veux et j’enregistre tout en même temps, le chant y compris ; je fais tout mais tout le plus vite possible parce que si je commence à prendre trop de recul sur ma musique je me perds ça devient moins spontané et ça m’intéresse plus. L’idée c’est de garder l’essence de l’idée.

En écoutant ta musique je perçois deux sentiments qui reviennent quasi systématiquement : la douceur et une certaine forme de férocité voire d’agressivité, pourquoi?

 

« C’est lié à ma personnalité, c’est pour ça que ça se retrouve dans l’album, je suis comme ça, c’est lié à ma façon d’être. »

Comment tu vois la suite?

 

« Difficile à dire, la suite dans la musique, c’est toujours « casse gueule », tu peux connaître un succès furtif et puis ne plus exister du jour au lendemain donc je me méfie quand même pour éviter d’être déçu. De mon côté, je me bloque pas du tout, je continue à composer et pour la suite on verra. Je continue à bosser, je sais qu’il y aura un deuxième album, y aura plein de choses, c’est sûr.

Comment appréhendes-tu ta date toulousaine?

 

« J’évite de l’appréhender, j’évite d’y penser, en ce moment on fait pas mal de dates, à chaque fois ce sont des surprises. Je trouve la salle super cool. Toulouse c’est une ville que je connais, j’y ai vécu pendant deux ans donc ça va je me sens plutôt bien ici, je pense que ça va le faire, enfin j’espère! »

Tu ne nous dévoileras pas le secret de ton nom, Talisco?

 

« C’est pas vraiment un secret c’est plus de la pudeur, c’est presque devenu de la superstition au final. C’est un hommage à quelqu’un que j’ai connu et qui a compté pour moi.  Je préfère garder ça pour moi par pudeur, tout simplement. »

Laissons donc traîner le mystère…merci et longue vie à Talisco!
Pour le suivre :

 

 

« 5 minutes avec » Milena Kodratoff

Milena Kodratoff Favoris by Lydia Destarac

Vendredi soir dernier, sous une ambiance automnale, Milena s’est prêtée au jeu du « 5 minutes avec ».

La pluie tombait, il faisait limite froid mais autour de notre bière on était bien…

Milena Kodratoff n’est même pas un nom d’emprunt pour la scène, la classe, comme si elle était déjà programmée pour ça…

Une jeune femme blonde, pétillante qui aime nous faire bouger, je ne vous en dit pas plus et vous laisse découvrir notre entrevue:

- Comment définirais-tu ta musique?

« J’ai un univers très large qui peut aller de la tech house dark jusqu’à l’electro pop en passant par le nu-disco ou la minimale. J’essaie toujours d’apporter ma touche dans les mix pour que cela me ressemble…un gros rap, un peu d electro swing…tout ça va dépendre de mon mood finalement.

 On me dit souvent que ma musique est assez groovy, je cherche avant tout à faire danser c’est ce qui me transporte depuis que j’ai commencé à mixer il y a 19 ans. »

 - D’ailleurs qu’est ce qui te pousse au quotidien?

« Quand j’ai commencé j’ai un peu galéré dans cet univers très masculin.

J’ai fait mes premiers sets pour Radio Campus, mes premiers mix dans des clubs et les dates se sont enchainées.

Aujourd’hui j’apprécie vraiment de faire les choses en partenariat, à deux aussi bien qu’avec un crew. J’adore aussi écrire des textes et les poser sur des morceaux. J’ai par exemple écrit les textes de « Noces d’été » pour Nathan Davrinche-Hamet (Kid Wise) »

- Quelles sont tes projets majeurs et actus?

« Les derniers mois ont été riches : des collaborations avec Xplct Difuzion, DJ/compositeur toulousain tech-house dark, avec Sophonic Difuzion, probablement sur le label Champcain Records (ils seront à la Dynamo à Toulouse le 18/10/14). Soirées  « Follow me party » Cheribibi Biarritz et au Ventilo Caffé, avec DVNO & Breakboat lors de leurs venues à Toulouse et Biarritz, event American Apparel & Eleven Paris…et à venir je vous attends au Dowtown le Jeudi 16 octobre!! »

Pour te suivre : https://soundcloud.com/milena

 

« 5 minutes avec » Marie-Louise Desage

Marie Favoris Shop VintageMarie Favoris Shop Vintage

C’était au festival Jazz in Marciac, il faisait beau et chaud, un groupe de Jazz berçait notre entrevue…

Marie-Louise est une artiste hors-norme. Toulousaine « expatriée » à Paris, cette jeune femme pétillante vit à 200% toutes ses passions. Chanteuse, dessinatrice, comédienne, telle une « guerrière de l’art » elle mène tous ses projets de front.

Je vous laisse découvrir son univers ou plutôt ses univers…

-       Qu’est ce qui te porte au quotidien ou comme on dit plus communément te donne envie de te lever le matin?

 

 

“Mon moteur principal c’est la transmission. Ce que j’aime faire dans la vie pourrait être représenté par une sorte de triangle de la communication : chanter, parler, écrire.

 

Je chante depuis mon plus jeune âge: de l’Orchestre du Capitole pendant mon enfance à un Big Band New Orleans plus récemment… J’ai toujours baigné dans la musique.

 

Depuis mon adolescence, je raconte ma vie dans des carnets, ils sont tout gribouillés de dessins. C’est pour moi un moyen d’expression à part entière.

 

Et pour ce qui est de parler, je fais du théâtre, j’aime depuis toujours apprendre des textes par coeur, parler à un public, donner des cours (je suis à la base professeur d’anglais), raconter une histoire. Transmettre, quoi.

 

Je crois que ce qui me porte le plus est l’opportunité de toucher l’autre, que ce soit un élève lors d’un cours, un membre du public qui vient me voir chanter ou assister à une représentation théâtrale.

 

J’ai vraiment besoin aussi de laisser aller mon imaginaire, une sorte de poésie… J’aime les personnages par dessus tout, les dessiner, les incarner et cette passion se retrouve aussi dans les textes des mélodies que je compose qui parlent très souvent de gens, leur histoire, des tranches de vie.

 

 

J’ai passé l’année dernière à New York et cette ville m’a à la fois boostée et ouvert les bras car absolument tout y est possible, elle m’a encore davantage fait prendre conscience de l’importance d’être humble car elle regorge d’artistes qui veulent tous exister et être reconnus.

 

 

-       Tu es vraiment une artiste multidisciplinaire, où vas-tu chercher toutes tes inspirations?

 

Disons que j’ai des goûts très éclectiques.

 

Côté musique, mon « number one » est Patrick Watson par rapport à son travail sur l’esthétique (textes, univers, production), j’aime aussi Blossom Dearie pour le Jazz, Feist pour la pop. Mais j’écoute aussi beaucoup de folk, d’opéra et de musique classique. The Do, Ray Lamontagne, Gustav Mahler, Sergei Rachmaninov… La liste serait trop longue!

 

Côté ciné, j’adore l’univers de Claude Sautet, celui de Jacques Audiard, et des interprètes comme Romy Scheider, Juliette Binoche…

 

Côté dessin Shaun Tan, Victor Soren et Nicolas de Crecy sont des illustrateurs que je vénère.

 

Je m’inspire, me nourris donc de beaucoup de choses… Comme a dit Michel Pettruciani un jour à un de ses élèves : « Imite Monk même si tu n’es pas lui, parce que de l’imitation sortira forcément quelque chose qui sera vraiment toi ». J’aime cette idée de se construire de milliers de petites choses qu’on a aimées…

 

-       J’imagine que tu dois avoir plein d’idées en tête, qu’est ce que tu nous prépares comme projet ?

 

 

Je prépare une exposition de mes dessins à l’étranger, je vais jouer à la rentrée dans une pièce satirique écrite par deux metteurs en scène parisiens, je vais participer en décembre à un court-métrage en anglais avec une réalisatrice de la New York Film Academy et je construis tout doucement un beau projet jazz pop alternatif…

Pour la suivre et en savoir plus :

Marie Louise Favoris Shop Vintage

« 5 minutes avec » Guillaume Destarac, my bro

J’ai décidé en cette rentrée de vous proposer un « 5 minutes avec » un peu personnel…non, non, je ne suis pas chauvine (je viens du sud-ouest), non, non je n’ai pas le sens de la famille (origine sicilienne), oui, oui je suis totalement objective par rapport à l’immense talent de ce batteur, mon « petit frère », Guillaume Destarac.

Il incarne des valeurs auxquelles j’adhère complètement : humilité, rigueur, ouverture d’esprit, curiosité…sa créativité me surprend souvent…il a en plus largement participé à la création de « Favoris »  puisque c’est lui qui a réalisé le site internet.

Je vous laisse découvrir son parcours et ses influences…

Photo Guillaume Favoris by Lydia Destarac

- La batterie, ça représente quoi pour toi?

Toute ma vie !!! J’ai commencé la batterie tardivement.

Mon père m’a offert une batterie à l’âge de seize ans, une vielle Tama vraiment pourrie que je n’avais aucune envie de jouer, jusqu’à ce que je rencontre un guitariste dans mon village qui était fan d’Iron Maiden, et là ça a été la révélation.

Quand j’ai vu ce batteur avec cette batterie énorme, ça m’a fait rêver. Je me suis acheté tous les disques et j’essayais de reproduire ce que j’entendais, je m’éclatais !

A l’âge de dix huit ans, je décide d’arrêter mes études et d’en faire mon métier. J’intègre alors le cursus professionnel de l’école Dante Agostini à Toulouse avec Daniel Dumoulin.

Mes parents m’ont fait une salle de musique entièrement insonorisée, j’y passais mes journées et mes nuits. J’y suis resté enfermé quatre années. Durant cet apprentissage, j’ai eu la chance de monter très vite sur scène avec des musiciens beaucoup plus expérimentés que moi, ce qui me permettait de mettre en pratique tout ce que j’étudiais et de l’assimiler rapidement.

En 2006, j’intègre le groupe Cadijo Blues Band avec FredPG à la guitare. On allait régulièrement jouer à Madrid au Populart Jazz Café, un club mythique de la capitale.

En 2007, on enregistre l’album « Les bras croisés ». En allant faire des jam-sessions madrilènes, j’ai rencontré Quiqué Gomez et Luca Giordano qui m’ont permis d’accompagner des musiciens américains (Russ Green, Charles Mack, Peaches Staten, Silky Sol, Bob Stroger, Jimmy Burns, Sax Gordon…).

En 2008, j’intègre le groupe de Nico Wayne Toussaint. C’est la personne qui a fait le plus évoluer mon jeu de batterie, j’ai énormément appris a ses côtés. Aujourd’hui on tourne encore ensemble (Sunset à Paris, Jazz in Marciac, Nigeria, Hollande, Belgique, Corse…).

En 2012, on enregistre le live « The Mighty Quartet Live » avec Florian Royo à la guitare et Antoine Perrut à la basse. Voilà pour la partie blues de mon parcours. J’ai d’autres formations de funk (Logilo & The Supersoulbrothers, une équipe de Toulousains), de jazz (Gabriel Midon Trio, Antoine Perrut Trio, Meajam).

Tous ces musiciens ont contribué et contribuent encore à mon apprentissage. Je ne cesse d’apprendre à leurs côtés et je les en remercie infiniment.

- Quelles sont tes inspirations majeures? tes coups de coeur musicaux du moment? et s’il ne devait rester qu’un seul album ce serait quoi?

James Cotton avec Ray Allison (live à Chicago), Steve Jordan pour le son et le jeu de batterie efficace et épuré, les Metters avec Zigaboo et les Galactic avec Stanton Moore, qui ont réussi à rassembler tous les rythmes traditionnels de la Nouvelle Orléans dans leur jeu de batterie, Brad Mehldau avec Jeff Ballard, Bill Stewart et Brian Blade, deux batteurs qui m’ont énormément influencé.

En ce moment j’écoute en boucle Chuck Brown, Snarky Puppy et D’Angelo.

Un album: Mood Swing, de Joshua Redman.

- Tes news et actu?

Je serai en concert avec Nico Wayne Toussaint à Jazz In Marciac le 16-17 août, avec Logilo & Supersoulbrothers à Vic-Fezensac le 30 août (Festival Clôture Electrique), dont le nouvel album sera disponible en Septembre, avec Xavier Faro Quartet le 20 septembre à Grisoles, et avec Antoine Perrut Trio à Oloron le 28 septembre. Le reste de mes dates sont disponibles sur mon site.

- Comment te suivre ?

www.guillaumedestarac.fr

www.nicowaynetoussaint.com

« 5 minutes avec » MoE

MoE Marque Favoris Shop Vintage

 

J’ai la peau fragile, capricieuse, je vous passe les détails, je m en arrachais les cheveux parfois…il y a quelques mois j’ai rencontré Emeline, créatrice de la marque MoE et j’ai eu la chance de pouvoir tester ses savons en avant première.

Elle m’a conseillé deux de ses savons, le sel et charbon activé, et le propolis patchouli et miracle, je me sens beaucoup mieux !!

Emeline s’est rendue disponible pour une interview “5 minutes avec” pour nous parler de sa marque et son univers…Merci MoE!!!

MoE, explique nous ton concept?

« Je crée des savons par une méthode ancestrale qui est la saponification à froid.

Je vais surtout puiser mes ingrédients dans la nature avec des extraits de plantes, des huiles essentielles et végétales. Je travaille notamment avec des produits locaux, mon atelier étant dans les Pyrénées orientales j’utilise aussi des produits de la montagne.

J’essaie d’utiliser un maximum de produits bio mais pas que, l’essentiel est de connaître la provenance des matières premières.

La majorité de mes créations sont des savons mais je crée aussi des baumes, huiles de massage, sérums, …

Je choisis des matières premières d’exception, par exemple le lait de jument, le miel pour les bébés, des plantes et des huiles spéciales pour les cheveux pour le savon du voyageur, qui ont des vertus particulières que j’ai étudiées avant de créer le savon en lui-même. Chaque savon est formulé spécifiquement pour un type de peau et un usage particulier.

J’attache beaucoup d’importance au visuel de mes produits, un univers épuré, un packaging qui reflète aussi mon état d’esprit, le plaisir de se chouchouter. »

 

Pourquoi avoir décidé de créer ta marque MoE?

« Je suis chimiste de formation, j’ai travaillé dans les arômes, parfums et cosmétiques et c’est lors d’un séjour professionnel de deux ans à l’Ile de la Réunion que j’ai rencontré une savonnière qui m’a passé son virus…technique de la saponification à froid, travail avec des produits végétaux. La magie de trouver dans la nature des produits bruts et de pouvoir les sublimer dans des produits comme des savons, des baumes pour nous rendre plus beaux!!!

Je vis dans un environnement familial d’entrepreneurs, j’aime depuis toujours l’idée de s’investir dans des projets, quels qu’ils soient, professionnels, personnels et se donner au maximum pour concrétiser les choses et obtenir une certaine fierté (ou pas !).

C’est cet état d’esprit allié à mon côté rêveur qui m’a logiquement amené à ouvrir ma propre entreprise. »

 

Qu’est ce que tu nous prépares en ce moment dans ton labo?

« OUUULLLAAA…je finalise une gamme de savons qui sera la gamme officielle MoE vendue sur mon site Internet (en construction) et des séries spéciales et limitées créées en souvenir de mes voyages (Bali, Brésil, …) et un savon “El Andaluz” crée avec des matières premières d’Andalousie, peut-être même en Andalousie, région qui m est chère dont je suis originaire.

Je fais également des recherches sur des baumes sans encore avoir trouvé la recette idéale donc je continue à chercher comme un savant fou.

Je gère toute la marque seule donc je travaille aussi sur la législation, l’administratif. Si je pouvais avoir les moyens d’embaucher un collaborateur qui m’épaule sur ces aspects (lourds…) je pourrais créer tranquille!! »

Moe Portrait Favoris Shop Vintage

Pour découvrir l’univers et les produits MoE :

www.moenature.wordpress.com

MoE Facebook

MoE Pinterest

MoE Instagram

Pour acheter :

Bientôt sur le site www.moe-nature.fr

Et en attendant, contactez là par mail pour recevoir les détails de la gamme : hello@moe-nature.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

« 5 minutes avec  » Johanna Luz

 

Jell-oO Favoris Vintage Shop Visuel-SugaMama Favoris Vintage Shop

 

Après notre shooting, Johanna Luz, chanteuse de SugaMama et Jell-oO, a accepté de répondre à ces quelques questions et ouvre le bal de la nouvelle rubrique du blog « 5 minutes avec »…UN GRAND MERCI!!!

- En quelques mots, quel est ton parcours et quels sont tes projets actuels?

« J’ai commencé la musique très jeune par le piano, et la flûte traversière en école de musique de quartiers, puis le solfège en conservatoire. Lorsque j’ai eu 17 ans, bercée par toute la musique latino-américaine et jazz de mon environnement familial (grand-père Ténor, père batteur percussionniste, cousins également…), j’ai eu envie de chanter, mais sur scène et pas seulement dans ma chambre! Alors avec mon père (Dario Luciani), nous avons monté mon premier trio jazz. S’en est suivie une belle aventure qui a duré presque 10 ans avec ce groupe qui s’est transformé en quintet et avec lequel j’ai fait deux albums (« Johanna Luz »-2005, « Now or Silence »-2009). Pendant ce temps, je suis rentrée en DEM de jazz au conservatoire où j’ai rencontré Vincent Barrau (guitariste-chanteur) avec lequel j’ai monté le duo Jell-oO (duo Pop Folk depuis 2009, E.P « JelloOphone », album « Sail ») dans lequel je me suis lancée à fond. Je me suis même mise au Ukulélé pour Jell-oO! Toujours grâce aux musiciens rencontrés pendant mes études, j’ai intégré le groupe SugaMama en 2012, un groupe de Soul Rock avec cinq musiciens qui m’ouvre à un autre univers! (E.P « SugaMama » 2012). D’extraordinaires aventures humaines m’ont fait avancer jusqu’à présent, la musique est surtout faite d’échanges! »

- Quelles sont tes inspirations majeures? Tes sources de créativité?

« Lorsque j’écris des textes c’est souvent par rapport à ce que je vis bien sûr, et sur ma génération, ce qui m’entoure. Je pense que nous avons beaucoup de choses à dire autant fleurs bleues que des dénonciations. Il y a tant de beaux et durs sujets à aborder!

De grandes voix telles qu’Ella Fitzgerald, Joni Mitchell, Mel Tormé, Cecilia Bartoli et même Beyoncé m’ont ou m’inspirent toujours! Je pense qu’il ne faut pas s’arrêter à un style en particulier mais se nourrir de tout. J’aime beaucoup Camille, M et Zazie pour leur écriture de textes en français par exemple. »

- Tes news et actus?

« Mardi 15 juillet le nouvel album de Jell-oO intitulé « Sail » sort dans les bacs et sur le web! (Fnac, Amazon, Itunes, Deezer, Music me, etc…), nous en sommes très fiers! cet album est le fruit d’une participation de notre public qui nous a soutenu via Ulule, c’est donc un privilège de le voir sortir dans les bacs, pour nous et pour les gens qui nous soutiennent! L’univers navigue entre le duo et le quintet (basse-Martin Jaussan, batterie-The Pap’s, percussions-Dario Luciani). Nous avons une belle tournée d’été à l’horizon! Avec SugaMama nous avons gagné l’émission « La Grande Battle » sur France 2 en avril dernier, ce qui nous a donné envie d’enregistrer un album qui sortira au printemps 2015. Grâce à cette émission, de jolies scènes se sont ouvertes à nous comme la prairie des filtres pour le 14 juillet à Toulouse! Je continue encore et toujours à défendre ces deux projets! »

Pour en savoir plus :