Out Of The Black – Royal Blood

C’est leur premier album, ce duo de Brighton frappe un gros coup.

J’ai écouté une première fois, puis deux et ensuite en boucle depuis sa sortie en août dernier sans me lasser, rare.

Mis à part deux titres, qui pour être honnête, me rappellent un peu trop Muse pour qui je n’ai pas une grande affection musicale ( doux euphémisme), le reste de l’album est une pure merveille rock.

Ce duo basse batterie d’une efficacité incroyable et surtout cette voix ultra mélodique, ouhhaa!!!

Le bassiste, d’après ses dires, a réussi après plusieurs mois de boulot à sortir un son de guitare de son instrument et le relaie comme rarement voire jamais au premier plan. Le jeu de batterie est puissant et juste à la fois, le chant percutant, limite envoutant.

En espérant que ce « first » ne soit pas juste une illusion comme bien d’autres sans en citer aucun of course.

Si vous voulez les voir et bien ça se passe à Paris le 17 mars à l’Olympia, j’ai craqué, j’y serai!!

 

 

« 5 minutes avec » Scarecrow

Scarecrow ne mâche pas ses mots. Scarecrow construit sa réputation à la force du show. Un quatuor toulousain qui sillonne les routes de France et s’envole souvent pour délivrer son blues hip-hop implacable.

Voyage entre un blues années 20/30 et un hip-hop old school, mélange audacieux qui groove et sonne grave.

Attache ta ceinture, j’ai eu les 4 gars face à moi pour un « 5 minutes avec » avant leur gig au Métronum à Toulouse…

- Scarecrow, comment tout ça a démarré ?

Slim Paul (guitare chant)

« Tout ça a démarré il y a 5-6 ans. Il y a eu d’abord la rencontre entre Antibiotik et moi sur les quais de Garonne à la Daurade à Toulouse, un endroit où les jeunes gens sortent le soir avec leurs instruments, leur pack de bières. On s’est rencontré à ce moment-là. On a boeuffé, sympathisé, il y a eu un vrai coup de foudre musical. Antibiotik vient de l’univers hip-hop et moi du blues. Ensuite il y a eu la rencontre avec Jamo (basse) sur une scène ouverte à Toulouse. Jamo est à la base batteur issu de la même formation que Lorenzo (batterie) « Le Pap’s ». Toutes ces rencontres ont fait qu’on a eu envie de construire un projet commun autour de l’univers d’Antibiotik et du mien pour créer le blues hip-hop ».

- Pourquoi ce mélange blues et hip-hop?

Antibiotik (MC, scratchs)

« L’idée de fusion vient de notre rencontre. On s’est vite rendu compte que c’était vachement bien et que ça marchait. On a mis en exergue les points communs de ces deux cultures, les différences et petit à petit on a réalisé que ce sont deux cultures qui se ressemblent beaucoup, qui viennent du même terreau socioculturel avec comme base une contestation des oppressions.

Au niveau de la forme musicale, le blues c’est beaucoup de boucles qui reviennent sans cesse, le hip-hop ça vient du sample, de la loop, de l’échantillon qui revient dans les morceaux. Tous ces points communs nous ont fait dire qu’il y avait quelque chose à faire en faisant du nouveau avec de l’ancien ; et mettre un grand coup de dépoussiérant sur le blues et l’air de rien sur le hip-hop aussi. En France, le rap français s’est enfermé dans un style très electro avec vocodeur, peu de textes ou des textes assez bas de gamme. Nous, on veut que ça groove, plus proche du hip-hop old school des années 90 qui nous a fait rêvé et nous a ému quand on était plus jeunes. »

- Et vous dites quoi à ceux qui vous disent que le blues c’est ringard?

Slim Paul :

« Y a beaucoup de groupes en fait qui font du Chicago blues, le blues électrique qui est né dans les années 50 avec Chess Records, Muddy Waters, Howling Wolf. Y a beaucoup de groupes qui continuent à faire ça et donc dans l’inconscient des gens le blues c’est ça. Or le blues c’est pas que ça : y a le blues du Delta qui est  la base de ce blues de Chicago, Robert Johnson, Son House, Skip James, Blind Willie Jonhson, …je leur dirai d’écouter ces gens-là avant de dire que le blues c’est ringard. »

Jamo (basse) :

« Y en a aussi qui pensent que le blues c’est ringard parce qu’on a tous été dans des scènes ouvertes, dans des jams, et ça joue très souvent blues parce que la grille blues chaque musicien la connaît peu importe son niveau et malheureusement y a aussi de ça. Peu importe ton niveau à la guitare, basse ou batterie, tu sais à peu près ce que c’est qu’un morceau de blues.

Du coup, tout le monde en joue et pas forcément bien. C’est bien sûr pas dramatique, il faut tous les niveaux et on peut pas être bon du jour au lendemain mais du coup les gens ont aussi cette idée là dans le sens où c’est une musique qui a été joué de beaucoup de manières différentes et pas forcément des bonnes, parfois massacrée, violée même désolé pour l’expression. Y en a donc qui se sont dit :  » Le blues en fait c’est ça, c’est pas super bien, ça me plaît pas ». »

- Vous avez fait quelques dates aux Etats-Unis et quand vous vous êtes confrontés à ce public, comment ça s’est passé?

Antibiotik :

« On a beaucoup stressé, on s’est dit : « des petits frenchies qui débarquent et qui défoncent leur culture » et en fait on a été très très bien reçus. On a été agréablement surpris par l’enthousiasme et l’engouement qu’il y a eu autour de notre projet. Y a pas mal de ricains qui sont venus nous voir en nous disant « on n’en entend pas des mecs qui jouent du blues comme ça et des mecs qui rappent comme ça ». Ils ont été contents d’une part parce qu’on apportait un vent de fraîcheur dans ces deux musiques et d’autre part par le concept de notre blues hip-hop qui va même au-delà du blues et du hip-hop.

Je pense à Lorenzo qui vient du métal, du jazz, Jamo vient de l’affro, du côté black de la musique. On a des influences qui vont bien au-delà de ces deux styles de musique . Ce serait réducteur de dire qu’on écoute et qu’on fait que du blues et du hip-hop. On essaie d’aller plus loin, y a du groove, y a un petit côté années 70, y a plein de choses dans notre musique et je pense que ça les a agréablement surpris de voir des petits blancs-becs débarquer et faire ça avec les tripes, à l’ancienne.

Ils ont dû aussi capter qu’il y a énormément de feeling dans notre groupe, qu’on est là pour tout donner, sans calcul, pour rester naturel et vivre notre musique à fond, donner de l’émotion au gens. »

Jamo :

« Ils ont aimé la French Touch. Comme on l’a dit, les origines de notre musique viennent de là-bas, ils ont cette culture là dans le sang. On a été vraiment surpris par l’écoute, la qualité du retour, qu’ils tapent sur 2 et 4 de manière spontanée. Ce qui est revenu aussi c’est qu’on fait du blues hip-hop à notre sauce avec notre culture aussi et c’est ressorti : the french touch! »

- Vous avez vraiment conquis petit à petit votre public par le live, les concerts en sillonnant les routes et les airs contrairement à d’autres qui miseront plus sur une sortie d’album rapide et super produit pour que ça marche le plus vite possible. Pourquoi ce choix?

Antibiotik :

« On a commencé par la scène, au « Jour de Fête » à Toulouse, un petit bar crêperie où Paul était résident. Il nous a invités et c’est comme ça que le groupe s’est monté. Et puis tu sais, pour faire des albums, devenir une « star », faut être signé, marketé, mis sous-vide quelque part. On est pas dans cette démarche là.

On veut faire de la musique comme on en a toujours fait. On essaie d’abord d’avoir des étoiles dans les yeux pour essayer de faire passer le truc aux gens. C’est pour ça que pour le moment on n’a pas fait d’albums et qu’on n’a pas envie de signer dans un gros truc parce qu’on sait aussi qu’on n’aura pas les armes pour pouvoir imposer notre vision des choses. On veut faire ça à l’ancienne parce que c’est ce qui nous touche et s’il faut être underground ou indépendant pour faire ça on restera underground ou indépendant. »

Jamo :

« Et c’est là aussi qu’on prend notre pied. La scène c’est un travail à part entière, ça fait des années qu’on fait ça. On se fait encore défoncer par des groupes, qui arrivent à nous mettre des roustes dans la tête en live.

On a découvert cet été les « Delta Saints », un groupe de Nashville qui nous ont mis une marée. Ils sont jeunes, cools, font de la bonne musique et en plus sur scène ça transpire le plaisir. Ils sont pas signés dans un gros label, tournent à travers le monde, se prennent pas la tête. Nous, on vit pour ça, donner des claques aux gens en live et en prendre aussi quand on va sur des festivals.

Et je préfère être un groupe caractérisé de bon groupe de live plutôt que de bon groupe de studio. Si tu sais bien t’entourer être un bon groupe de studio ça peut être très facile par contre le riff tu peux pas tricher. Tu montes sur scène, si tu sais pas jouer t’aura beau mettre tous les déguisement que tu veux tu seras quand même une chèvre. »

- On a rapidement parlé de vos influences musicales. A part ça, qu’est ce qui vous porte au quotidien?

Antibiotik :

« Il y a plein de choses ; ce qu’on peut lire, ce qu’on peut voir au cinéma, ce qu’on peut créer. Y beaucoup de choses aussi qui viennent de notre entourage proche, notre famille, nos amis. La musique c’est un tout, ça se crée par rapport à tout l’univers dans lequel tu baignes. Peut-être que oui si j’avais été pété de thunes j’aurai fait l’ENA et j’aurai fini au Ministère du budget, ce serait exceptionnel…j’aurai une vie parfaite…blague à part, tout nous influence…ça peut même être le petit groupe du coin qu’on va croiser un soir qui va nous faire du bien.  C’est comme la cuisine tu y mets toute ta vie… »

- Et qu’est ce que vous nous préparez pour la suite?

Antibiotik :

« De bons petits plats bien de chez nous… »

Slim Paul :

« On travaille sur un maxi. On a sorti en mars dernier un maxi qui s’appelle « The Well » avec un concept un peu particulier, il est uniquement en format vinyle et sur internet. Y a peu de titres et on a mis quelques instrus, des a capellas pour  que nos amis DJs puissent s’amuser un peu. Et là, on sort un numéro 2 dans le même délire avant de rentrer en studio l’année prochaine pour préparer un bon Album avec un grand A. Je veux pas m’avancer sur une quelconque date de sortie mais c’est notre gros projet pour 2015 avec aussi une grosse tournée, plus grosse que celle de cette année. »

- Pour conclure, est-ce qu’il y a un sujet qui vous tient à cœur qu’on a pas abordé?

Jamo :

« Dire aux gens d’aller voir des concerts, surtout à Toulouse en ce moment. C’est un peu morne, on voit des salles de concerts qui s’éteignent, des festivals qui étaient prévus depuis longtemps qui sont annulés, ce genre de choses.

La culture n’est pas le fer de lance de la nouvelle municipalité en place, il faut le savoir. Du coup les artistes locaux ont encore plus besoin de votre soutien parce que sans ça vous allez finir par n’écouter que la soupe qui passe sur les radios mainstream et ça va être  de pire en pire.

Donc si vous vous bougez pas pour aller découvrir des groupes et les faire découvrir à des potes, donner 5 euros pour que trois groupes jouent et partager une bière avec eux, ça ne présage rien de vraiment très très bon.

Donc allez voir des concerts… »

Pour les suivre et en savoir plus :

Scarecrow website

Scarecrow Facebook

 

 

 

 

 

 

« 5 minutes avec »Willis Drummond

 

Willis-Drummond Favoris by Lydia Destarac

Du rock, du vrai, du bon…Willis Drummond m’a accordé un peu de temps avant leur show au Zenith de Toulouse en première partie de Détroit…Milesker Willis Drummond!!

- C’est quoi votre histoire Willis Drummond? Comment tout ça est arrivé?

(Jurgi Ekiza – vocals, guitar)

« Le projet existe depuis plus de 10 ans maintenant. A la base on était un trio, Xan Bidegain (bass, vocals) et un autre batteur à l’époque. En 2007, on a sorti notre premier album, là on était en formation deux guitares/basse mais le batteur avait changé, c’est Felix Buff, qui est notre batteur actuel et on avait à l’époque un clavier et Rafa Rodrigo était venu en guest pour l’enregistrement. Ensuite le clavier a quitté le groupe et on a décidé de passer sur un format deux guitares/basse/batterie.

On est donc les mêmes membres depuis 2007 jusqu’à Mai 2014 (on a entre temps sorti quatre albums) où est rentré dans le groupe Joseba B. Lenoir, un guitariste qui a joué dans différents groupes et qui est assez connu au pays basque via ses projets solo. On a d’abord collaboré avec lui autour d’un projet de reprise de Neil Young pour un concert hommage à Bilbao. On a ensuite décidé de faire une tournée de 10 jours dans des lieux qui nous ont accueillis depuis le début du groupe avec ce nouveau format à 5.

Ca nous a vachement plu du coup on lui a proposé de rester dans le groupe à temps complet.

Y a donc pas mal de morceaux à trois guitares, ce qui peut paraître un peu lourd ou prétentieux mais en fait ça nous permet d’avoir un résultat plus élaboré et puissant, notamment en live. »

 

(Rafa Rodrigo – guitar, vocals)

« Avant de faire le projet de reprise de Neil Young, Joseba B. Lenoir avait quand même participé à notre album de 2012 pour quelques morceaux. »

 

- Et vous venez d’où au Pays Basque?

(Jurgi Ekiza – vocals, guitar)

« Xan et moi sommes bayonnais d’origine, Rafa est d’Irun,  Felix a grandi au Pays basque et habite maintenant en Pays basque Sud (espagnol). Joseba est aussi du Pays basque sud. On a des membres d’un peu partout au pays basque . On vit au jour le jour la non existence des frontières. »

 

- Pourquoi avoir choisi ce nom, Willis Drummond?

(Jurgi Ekiza – vocals, guitar)

« C’est le nom d’un personnage ; on voulait pas un nom en anglais type « The… » et on voulait pas non plus un nom basque pour pas avoir une étiquette. On voulait avant tout que les gens écoutent notre musique et jugent après et se rendent compte en écoutant que oui on chante en basque mais finalement c’est pas ça le plus important dans notre musique. Pour pas avoir de préjugé dans un sens ou dans l’autre vis-à-vis du groupe. »

 

- Du coup sur votre site, vous traduisez vos textes en français et en anglais, super démarche je trouve. Quels sont les messages que vous avez envie de faire passer?

(Jurgi Ekiza – vocals, guitar)

« Y a des textes assez personnels ou intimes, y a des textes plus réflectifs et une dimension sociale aussi puisqu’on est dans un milieu militant et cet aspect a toujours été important pour le groupe ; du coup on mélange un peu ces différents aspects. Dans le même morceau, on peut très bien mélanger les thématiques sociales et personnelles en essayant de donner bien sûr un côté poétique ou esthétique. Y a toujours quand même comme idée de provoquer une réflexion… »

 

- Et pour composer vos morceaux comment ça se passe?

(Rafa Rodrigo – guitar, vocals)

Ca dépend des morceaux ; parfois quelqu’un arrive avec une idée, un riff ou deux qui s’enchaîne et il faut tout faire autour ; parfois c’est des idées à la fois de basse et de guitare et parfois carrément tout le morceau. C’est clair qu’il y a des morceaux qui n’ont rien à voir entre le début de la compo et la fin à force de travail, retouche, on vire des trucs, on en rajoute…et à la fin c’est très différent de ce que c’était au début.

 

On n’a pas vraiment de « recette ». On avait plutôt tendance jusqu’à très récemment à mettre le chant en dernier ce qui amène une vraie richesse musicalement. On essaie depuis peu de démarrer par le chant et travailler les instrus autour ensuite. Musicalement comme pour la vie du groupe d’ailleurs on fonctionne vraiment ensemble y compris pour la compo des morceaux.

 

- Et cette date à l’Olympia à Paris comment ça s’est passé ?

(Rafa Rodrigo – guitar, vocals)

« Très bien, le public a très bien réagi, y a eu un moment décisif sur le troisième morceau, la lumière s’est allumée sur le public, jusque-là on ne le voyait pas, et là on voyait plein de sourires, de bras levés…A l’Olympia, c’était notre troisième date avec Détroit, on avait joué pour le première fois avec eux à Vienne au Théâtre Antique, je m’attendais à voir un public pas très captivé, juste en attente de voir Détroit et au final pas du tout. La connexion s’est faite assez facilement. Le public qui vient voir Détroit est ouvert et va rechercher une vraie énergie et échange ce qu’on essaie vraiment de transmettre dans tous nos concerts. »

 

- Ca doit vous amener pas mal de notoriété du coup?

(Rafa Rodrigo – guitar, vocals)

« C’est clair qu’avant de faire ce genre de date et jouer devant tous ces gens, il aurait fallu faire une quinzaine de tournées en France dans pas mal de petites salles. Là, tout d’un coup, tu joues devant beaucoup de monde, les retours sont positifs, on verra si dans l’avenir grâce à ces concerts on va avoir plus de possibilités de jouer en France. »

 

(Jurgi Ekiza – vocals, guitar)

« C’est clair que là on a joué à l’Olympia alors que notre dernière date à Paris en décembre dernier était à la Miroiterie, un squat historique qui a fermé depuis. Donc de passer de ça à l’Olympia c’est une énorme chance pour nous. On est super contents, on est du pays basque et on joue énormément chez nous dans de belles salles, des festivals et c’est vrai que c’est une énorme opportunité de pouvoir jouer en France en plus en première partie de Détroit qui est un groupe qu’on admire, avec en live une vrai esthétique en plus, devant un public qui est super ouvert. C’est une super expérience et si ça peut nous amener plus d’opportunités c’est que du bonus. »

 

- Et vos influences?

(Rafa Rodrigo – guitar, vocals)

« Personnellement, y a des groupes ou des morceaux que j’aimais quand j’étais ado, en même temps j’ai découvert les concerts, l’apprentissage de mon instrument. C’est clair que ça, ça reste et quand tu le réécoutes maintenant tu te dis que c’est sûr si tu l’avais découvert plus tard tu l’aurais appréhendé différemment ; y a des trucs que tu pardonnes ou que t’aurais jamais accepté mais les morceaux étaient là, c’est ce que t’as aimé. Y a des influences qui te marque c’est sur et en tant que guitariste et qui ont fait partie de ton apprentissage. »

 

(Jurgi Ekiza – vocals, guitar)

« Y a plusieurs époques qui nous ont marqué, ça dépend des membres du groupe, y a des valeurs communes et des groupes qu’on adore comme Fugazi, The Drones…

Plus que des groupes, c’est plutôt des scènes, comme celle de Seattle avec Pearl Jam, Nirvana que j’écoute encore à fond.

Y a des trucs plus rock n roll, Rafa écoute vachement Rory Gallagher, dans le pays basque on avait la scène de rock radical basque et après ce qui nous a influencé récemment c’est tout le rock australien avec des vieux groupes qui continuent à jouer comme The New Christs, les Radio Birdman, The Drones on est vachement tourné vers ça et Joseba le nouveau guitariste a vraiment une culture plus rock blues. »

 

- Et comment vous voyez la suite?

(Rafa Rodrigo – guitar, vocals)

« En fait le dernier album date de 2012, ensuite on a beaucoup tourné et cet été on a commencé à travailler des nouveaux morceaux pour un prochain album. On s’est quand même rendu compte qu’on avait besoin de repos donc on va faire une pause de décembre à février et ensuite on va reprendre… »

 

Pour en savoir plus et les suivre :

Willis Drummond Website

Willis Drummond Facebook

 

Willis Drummond a dédié son show a Toulouse à Rémi, à mon petit niveau je lui dédie cette interview…