It’s the same dot story

Nancy Sinatra Favoris by Lydia DestaracGilian Welch Favoris by Lydia DestaracBlood red shoes Favoris by Lydia Destarac

Sur Nancy Sinatra, chanteuse et actrice des années 60, notamment interprète du titre « The boots are made for walking »,  chanson devenue un symbole de l’émancipation des femmes pendant les années 1960….

Sur Gilian Welch, chanteuse américaine de country bluegrass des années 90…

Sur Laura-Mary Carter, chanteuse du groupe de rock originaire de Brighton Blood Red Shoes qui n’arrête pas son ascension depuis deux ans maintenant…

Le « pois », le « dot », traverse les époques et sublime le vêtement…

Un peu d’histoire :

« Qu’il s’agisse du pois fin et délicat des années 20, du pois bikini des années 60 ou du large pois voyant et affirmé des années 80, ce motif est sans doute celui qui est le plus intimement associé au style vintage. Les poids furent d’abord utilisés en tant qu’éléments décoratifs sur de délicates mousselines ou dentelles tissées. Mais ce ne fut que dans les années 1850 que les machines à imprimer le tissu furent en mesure de reproduire la régularité d’un simple pois.

Dans les années 20, des pois de petite taille décoraient généralement les soies et légers cotons des robes de jour, chemisier et noeuds couleurs pastel. Ce motif subtilement enjoué convenait parfaitement à la jeunesse à la mode de l’ère du jazz, qui avait intégré de nombreux ornements et accessoires à sa garde robe.

L’imprimé pois est en général associé à l’impertinence de la jeunesse ; mais dans les année 30, pour atteindre au glamour si sophistiqué propre à la décennie, il fut créé dans des combinaisons de couleurs austères comme le brun, le vert ou le marine et blanc, ou dans de délicats tons pastel ornant une gracieuse mousseline.

A la fin des années 40, ce motif élémentaire fit son apparition dans la sphère de la haute couture en particulier chez Christian Dior et Jacques Fath.

Dans les années 50, comme beaucoup d’autres imprimés de l’après-guerren le pois – désormais plus large et de teinte plus soutenue – redevint ludique et frivole.

Les années 60 furent le théâtre d’un certain radicalisme dans le domaine de l’art et de la mode. Les mouvements de l’op art et du pop art eurent une profonde influence sur la culture « boutique » britannique, avec ses magasins d’un nouveau genre vendant des vêtements à bas prix créés par de jeunes stylistes prometteurs. Au cours de cette décennie, les pois apparurent dans une multitude de couleurs éclatantes et dans une grande variété de tailles. 

Ce type d’imprimé tomba en disgrace dans les années 70, quand la mode se piqua de naturalisme. Le motif était trop simple pour pouvoir s’intégrer aux compositions complexes des textiles de l’époque. La mode grand public s’inspirait d’un style romantico-historique où le pois n’avait pas sa place.

Dans les années 80, le motif fut à nouveau mis en avant grâce à un revival des années 50. Leur présence marqua les esprits dans la collection « Mini-Crini » de Vivienne Westwood en 1985 et dans les créations de la maison française Emmanuel Ungaro.

La longévité et le succès d’un motif aussi élémentaire que le pois reposent simplement sur des choix de couleur et de taille stratégiquement opérés. Si un pois est aisément datable selon les époques, son style, lui, ne date jamais. »

Source : Vintage Fashion – Nicky Albrechtsen

Lucille, cet article est pour toi ;)

Si vous aussi vous avez envie que j’explore une thématique autour du vêtement vintage, n’hésitez pas à m’envoyer un mail!

Je vous souhaite une belle journée sur un air « so sweet » de Chet Baker…

 

 

 

 

 

 

 

Pedestrian at best – Courtney Barnett

Courtney Barnett Favoris by Lydia Destarac

« Pesdestrian At Best », piétonne au mieux…quoi de plus évident pour la sélection de Mars qui propose une sélection de chaussures…trop facile limite téléphoné mais tant pis : l’occasion rêvée pour moi de vous parler de Courtney Barnett, découverte il y a peu.

Et parce qu’il faut rendre à César ce qui est à César, le mérite revient à mon amie Marie R. qui, à son habitude, me balance des propositions d’écoute toujours bien ciblées….pour celui-ci l’accroche était “gros coup de coeur” alors là j’ai vraiment pris le sujet au sérieux parce qu’elle me connaît depuis plus de 10 ans et forcément elle sait comment taper juste.

Dans le mille, à l’écoute de Pedestrian at best j’ai flanché…flashé.

Courtney Barnett c’est une australienne de 27 ans à peine, qui pour le moment n’a à son actif qu’un album qui compile en fait 2 EP et qui sortira son « vrai » premier album le 23 mars prochain.

Courtney ne donne pas dans la violence comme une autre du même prénom, bien au contraire.

Même si sa musique et sa voix vacillent entre rock, antifolk, punk parfois, tout est toujours dans la nuance.

Songwriteuse en sus, sa poigne et carrure d’ancienne joueuse de tennis n’entachent en rien une certaine poésie entre nostalgie, humour, déception, autodérision.

Le réflexe humain forcément amène toujours à la comparaison alors oui on pense à Patti Smith, Pj Harvey…mais cette plume particulière en fait tout de même une artiste à part entière parce que la modernité est là et qu’il faut parfois arrêter de regarder derrière.

Les quelques titres que j’ai pu écouter me tiennent en haleine, crunchs de guitares, groove décontracté, lyrics fins & percutants.

Elle s’assume, « ça envoie », sans tomber dans le cliché lourd de la rockeuse déglinguée même si une certaine touche de folie douce berce la plupart de ses titres.

Vivement le 23 mars pour découvrir dans son ensemble “Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit”!!