« 5 minutes avec » TALISCO

Talisco - -®Mathieu Zazzo

Songwriter, interprète, multi-instrumentiste…Talisco a sorti son premier album « Run » en mai dernier et a immédiatement connu un succès fulgurant…des dates un peu partout en France, Italie, Allemagne et à venir entre autres aux Pays-bas, en Suisse…presque 15000 fans sur Facebook…et j’en passe…j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce phénomène…

Avant son show à Toulouse, Talisco a fait preuve d’une grande disponibilité et s’est prêté à l’exercice du « 5 minutes avec » en toute décontraction.

Je vous livre l’interview brute, sans modification ni romance :

Tu es sur les routes depuis plusieurs mois et ça va pas s’arrêter…comment ça va Talisco?

« J’espère que ça va pas s’arrêter oui et que ça va durer le plus longtemps possible.
Ca va, ça se passe bien, c’est beaucoup d’énergie à chaque fois parce qu’il y a un mélange de stress mais c’est du bon stress, c’est l’envie de vouloir donner le maximum à chaque fois c’est parfois fatiguant mais c’est super, ça reste une super expérience. »

Ton retour sur tes différents publics puisqu’il y a eu pas mal de villes en France et différents pays aussi, Italie, Allemagne?

 

« C’est sensiblement le même après ça dépend des salles, des moments, si on est fatigués ou pas mais de manière générale ça se passe très bien.
On est toujours très bien accueilli, les gens ont toujours envie et puis tu sais quand tu fais un concert les gens ont envie de faire la fête aussi donc nous on est aussi là pour s’éclater avec eux.

Si on revient sur l’aventure Talisco, tu as fait de la musique par le passé puis une pause et décider de reprendre, pourquoi ce choix?

 

« C’est une passion, j’ai pas vraiment arrêté mais mis ça te côté comme si tu mettais un peu tes rêves de côté parce que c’est un peu utopique de se dire : plus tard la musique ce sera mon métier. C’est pas simple de se dire ça mais c’est une réalité c’est pas évident de gagner sa vie avec ça. Donc j’ai mis ça de côté en continuant à en faire en dilettante pendant une dizaine d’années et puis ça m’est revenu en pleine tronche parce que c’est dans mes tripes donc c’est revenu très naturellement ; y a pas eu un déclic en particulier et c’est juste le temps qui fait qu’à un moment donné tu te dis : ça va quoi…je vais quand même essayer! »

Tu as eu un métier disons plus « standard » avant non?

 

« Oui, j’ai bossé pour de grosses agences de communication, j’ai fait de l’évènementiel et du marketing pendant une dizaine d’années après c’était plus pour bouffer même si j’ai apprécié ce que j’y ai fait ; c’est clair que ce que je préfère faire et de loin c’est de la musique. »

D’ailleurs comment tu la qualifies ta musique?

 

« J’arrive pas à la qualifier, comme pour beaucoup d’artistes c’est très difficile de mettre des mots sur ce que tu fais…je dirai que c’est un mélange de folk, pop, rock, electro, c’est un mélange de tout. »

Où trouves-tu tes influences?

 

« Je les ai puisées sur plusieurs années d’écoute en tout genre en faisant parfois un grand écart ; ça va du hip-hop, à la folk en passant par l’électro, j’écoute vraiment de tout à partir du moment ou ça me parle ou ça me branche, je suis pas bloqué sur un style en particulier. »

Tu as des artistes ou des coups de coeur qui t’ont toujours suivi?

 

« Y a des albums qui m’ont marqué après des artistes qui m’ont suivi non parce que je fonctionne vraiment par vague mais y a des artistes qui m’ont marqué quand j’étais gamin comme Beastie Boys, Beck ou Pavement et plein d’autres mais y en a tellement…
Y a quand même des albums qui m’ont marqué comme « Ill Communication » ou « Check your head des Beastie Boys, ce sont de gros albums pour moi…par exemple. »

Et si on parle d’aujourd’hui, dans ta tournée ou tes rencontres?

 

« Je suis un gros consommateur de musique, un peu comme beaucoup de monde, vu qu’on achète peu de disques, qu’on écoute tout en streaming, j’écoute vraiment de tout et mes coups de coeur, c’est presque au jour le jour. »

J’ai un gros de coeur pour ma part pour ton titre « Sorrow » que je trouve hallucinant, quel a été le processus de création de ce morceau?

 

« En fait le processus de création est un peu le même pour tous les morceaux. J’ai une mélodie, plutôt une musique en tête. J’ai donc déjà l’ensemble en tête ; ensuite faut imaginer que je bosse seul avec mon ordi, mon clavier à côté, ma guitare, une basse, des éléments de percu, et j’enregistre tous azimuts. J’ai une idée générale, une idée globale de ce que je veux et j’enregistre tout en même temps, le chant y compris ; je fais tout mais tout le plus vite possible parce que si je commence à prendre trop de recul sur ma musique je me perds ça devient moins spontané et ça m’intéresse plus. L’idée c’est de garder l’essence de l’idée.

En écoutant ta musique je perçois deux sentiments qui reviennent quasi systématiquement : la douceur et une certaine forme de férocité voire d’agressivité, pourquoi?

 

« C’est lié à ma personnalité, c’est pour ça que ça se retrouve dans l’album, je suis comme ça, c’est lié à ma façon d’être. »

Comment tu vois la suite?

 

« Difficile à dire, la suite dans la musique, c’est toujours « casse gueule », tu peux connaître un succès furtif et puis ne plus exister du jour au lendemain donc je me méfie quand même pour éviter d’être déçu. De mon côté, je me bloque pas du tout, je continue à composer et pour la suite on verra. Je continue à bosser, je sais qu’il y aura un deuxième album, y aura plein de choses, c’est sûr.

Comment appréhendes-tu ta date toulousaine?

 

« J’évite de l’appréhender, j’évite d’y penser, en ce moment on fait pas mal de dates, à chaque fois ce sont des surprises. Je trouve la salle super cool. Toulouse c’est une ville que je connais, j’y ai vécu pendant deux ans donc ça va je me sens plutôt bien ici, je pense que ça va le faire, enfin j’espère! »

Tu ne nous dévoileras pas le secret de ton nom, Talisco?

 

« C’est pas vraiment un secret c’est plus de la pudeur, c’est presque devenu de la superstition au final. C’est un hommage à quelqu’un que j’ai connu et qui a compté pour moi.  Je préfère garder ça pour moi par pudeur, tout simplement. »

Laissons donc traîner le mystère…merci et longue vie à Talisco!
Pour le suivre :